Domcnecli. Yoy. pUtore$qtie
les fume, après avoir auparavant adressé une pelile allocution à l'esprit du tonnerre : « Vous effrayez vos petits enfants, ne vénérable, en frappant ainsi avec votre bâton, etc.*. » les tribus nombreuses, les calumets ont leurs gardiens nés, dont la fonction consiste à les offrir aux chefs, les de conseil, etc.*. Si le chef est toujours le fumeur sacré, que, chez les Peaux-Rouges, la religion ne se distingue iu gouvernement et se relie à toute l'organisation le : à la médecine, aux coutumes guerrières, au système an, etc.*.
dehors des usages du calumet sacré, les principale^ ]ues religieuses sont les offrandes et les danses. Quand rive sur les bords d'un lac ou d'un fleuve, on fait une fide k l'esprit qui réside dans ces eaux* ; on y jette du , des oiseaux égorgés, etc.*. Le plus ordinairement, dans le feu que sont lancées les offrandes. Elles consis- ^n maïs, cuisses de chevreuil, d'ours, etc. ; souvent elles it en l'honneur du soleil, pour lui demander de bonnes es, une bonne récolte de maïs, la victoire, etc.^ Ce sont mment des repas symboliques, que l'on sert ainsi au , au manitou de l'astre. Dans les cérémonies, la danse un rôle important ; jamais elle n'est un divertissement ; une occupation grave, ayant toujours un sens symbo- , On danse, par exemple, avant d'aller à la chasse à \, pour se concilier le manitou des ours\ existe des confréries spéciales, prétendant avoir des lunicalions surnaturelles, magiques, avec tels ou tels aux ou plutôt avec les esprits de ces animaux, avec les
^•en Dorsey. — Omaha Sociulogy (Smithsonian Report, 308).
id. 363.
id. 363.
in'er. Travehj 383,
larlevoix. Loc. cit. VI, 70.
ifitau. Loc. cU. l, 164, 191
»inenecli. Loc. cil. 415.
ours, les buffles» les chevaux, etc. Chacune de ces confréries a sa peinture spéciale et aussi sa danse spéciale, mimant les mœurs et allures de Tanimal choisi*. 11 existe aussi des sociétés secrètes, se transmettant certains mythes, certaines doctrines*.
En dépit de toutes ces idées et pratiques religieuses et de rimportance qu*ils y attachent, les Peaux-Rouges n'avaient pas encore de temples, de cases fétiches. Pourtant la maison du conseil et le feu du conseil étaient revêtus d'un caractère sacré, à cause des liens étroits qui rattachaient la vie publique à la religion'. En tout pays, quand le temple n'est pas encore bâti, il est assez ordinaire que le sacerdoce ne soit pas non plus constitué. En effet, les Peaux-Rouges n'avaient pas de prêtres reconnus; mais ils avaient des préti*es en puissance, des sorciers et de la sorcellerie.