‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 214 sur 555 · Ibid, liv. U, ch. n · texte numérisé non relu

Ibid, liv. U, ch. n

5. Tiele. Loc. cil, 35. ^ Garcilasso. Loc. cit. liv. II. ch. n, 148.

6. Zarate. Hi$l de la découv. et conq. du Pérou, liv. II, ch. v.

S12 L'ÉVOLUTION REUGIEUSB.

courbant la tète, serrant les épaules, portant les mains ouvertes sur l'épaule droite et donnant des baisers à Tair*. Remarquons cependant que, parmi le nom de ce dieu des dieux, se trouve le nom du dieu de la mer, Viracocha (écume de la mer). Pacha-camcLc signifierait créateur du monde, et Illalici, vase du tonnerre. Deux de ces dénominations sont donc grossièrement animiques, et il est probable que les Espagnols ont prêté à Tlnca Tupac-Yupangui leur manière de concevoir la Divinilé.

Un autre prince, Netzalcoatl, roi de Cuzco, aurait aussi élevé un temple de neuf étages, sans images, sans sacrifices sanglants, à une divinilé, cause des causes et trônant audessus des neuf cieux. Mais, bien Vite, les Péruviens donnèrent à ce nouveau dieu une image matérielle. Dans tous les cas, ni Tun ni l'autre de ces dieux ne devint national et tous les deux résultaient ou seraient résultés de fantaisies individuelles.

En fait, il y avait au Pérou d'abord un peuple de divinités inférieures, fétichiques, puis un grand dieu monarchique, le Soleil, autour duquel se rangeaient respectueusement tout un groupe de divinités astrolâtriques ou météorolâtriques. C'était pour propager le culte dit supérieur du Soleil, que les Jncas guerroyaient constamment contre leurs voisins. C'était le dieu-soleil, qui était censé régenter le genre humain, distribuer la vie. C'était à lui, qu'on élevait des temples dans chaque ville, à lui qu'on faisait des offrandes. Pourtant la lune était aussi déifiée; c'était en même temps la femme et la sœur du Soleil ; quant aux étoiles, elles faisaient partie du cortège solaire. Parmi elles, on avait remarqué Vénus, le dieu Ckasca ou a le jeune homme aux cheveux bouclés b, page du dieu-soleil et l'accompagnant toujours à son lever ou à son coucher. Le tonnerre, l'éclair étaient les redoutables servi-

Page 1