V. — LE CULTE
Pour les dévots mexicains, tout, dans la nature, était animé, divinisé, tout avait des intentions, tout pouvait influer sur la destinée humaine. Si une femme enceinte avait l'imprudence de regarder une éclipse, elle accouchait d un enfant affligé d'un bec de lièvre*. Le rugissement d'une bête féroce annonçait un malheur imminent". Les visions nocturnes indiquaient qu'on mourrait bientôt ou qu'on serait fait prisonnier à la guerre*. Le doigt médius d'une femme en couches ou ses cheveux étaient des reliques, qui, fixées au bouclier, donnaient de la vaillance ^ Les maladies étaient souvent la conséquence d'actions jugées mauvaises par les dieux*.