Bancroft. Loc. cit. Il
Chaque individu naissait sous un signe astrologique, qui lui imposait son caractère. Ainsi les hommes nés le second jour du signe orne tochtli étaient fatalement ivrognes^ Les hommes, qui étaient nés sous le signées xochitl^ étaient gais, ingénieux, aimaient la musique; les femmes étaient laborieuses, mais folles de leur corps, etc.\
On attribuait à certains sorciers la faculté de revêtir telle forme animale qui leur plaisait'. Nous savons que du sorcier au prêtre, il y a peu de distance. On peut dire que l'un est un franc-tireur de la superstition, tandis que l'autre sert dans l'armée régulière. Le rôle du sorcier consacré, du prêtre, était, au Mexique, très considérable, car il était l'intermédiaire obligé entre les hommes et les divinités. De là découlaient beaucoup de cérémonies, de pratiques, dont certaines rappellent celles du catholicisme. D'abord une sorte de baptême à l'instant de la naissance. Au moment du lever du soleil, la sage-femme, tournée vers l'est, appelait le nouveau-né c aigle, tigre, etc. », lui déclarait qu'il était un présent des dieux, lui touchait la poitrine avec ses doigts mouillés, lui versait de l'eau sur la tête, etc.*. D'après Las Cases, le vingthuitième ou le vingt-neuvième jour après sa naissance, l'enfant, porté au temple, y était circoncis, si c'était un garçon, ou défloré par un doigt sacerdotal, si c'était une fille^
La pratique des vœux était usuelle. On en faisait surtout au Soleil, pour obtenir de lui secours ou faveur; pour cela il fallait manger de la terre, en prenant un engagement solenner. Devant les tribunaux, on prêtait aussi un serment religieux*. Mais ce ne sont pas là les seules analogies avec le catholi-