Ibid. IV
L'ISUMISME. 536
morts en combattant pour risiâm entrent de droit au paradis : < ils ne sont pas morts: ils vivent près de Dieu et reçoivent de lui leur nourriture » '. < Dieu a acheté les biens et la personne des croyants, en échange du Paradis. Ds combattront dans le sentier de Dieu ; ils tueront et seront tués» '. Pourtant, et c'est un bon point à donner à Plslamisme, le paradis n'est pas seulement réservé aux Mahométans ; les Juifs, lés Chix^tiens, les Sabéens, tous ceux qui auront cru en Dieu et pratiqué le bien, seront récompensés par le Seigneur : < la crainte ne descendra point sur eux et ils ne seront point affligés »'•
La vie future, selon lislamisme, n'est donc plus simplement, comme dans les religions tout à fait primitives, la prolongation imaginaire de la vie terres! re; elle en devient la sanction; mais cette sanction a un caractère religieux. C'est de l'exacte observance des cinq pratiques obligatoires du culte que dépend l'admission dans le séjour des houris. Or, de ces cinq obligations, une seule, l'aumône, a une certaine valeur sociale* Les autres sont uniquement des exercices ayant pour but de gagner les bonnes grâces de l'Émir du ciel.
Ul. — LA REIJGION DES ARABKS ANTÉISLAMIQUES
Rien de plus animique que la religion des Arabes préislamiques. Au vi* siècle encore les Arabes adoraient les belles pierres qu'ils rencontraient sur leur chemin. A défaut de pierre, ils amoncelaient un tas de sable et trayaient dessus une chamelle, c'est-à-dire faisaient une offrande de lait au tas de sable déifié, puis continuaient à l'adorer tant qu'ils campaient près de lui\ Ce culte des pierres était fréquent
i. Korân. Sourate m, 163.