Doxy. Hiêtoirg de flêlamUme
dans les tribus, et souvent de grandes pierres brutes tenaient lieu d'idoles*. Depuis le ni* siècle, on adorait dans lâ Kaaba de la Mecque une pierre noire, qui était un morceau de basalte volcanique, peut-être un aérolitlie. Ce célèbre fétiche, brisé, durant ce siècle, par les Wahabites, a é'é reconstitué; on en a rassemblé les fragments en les reliant avec de Tar^ gent et on Tadore toujours;*. Burckardt a vu et décrit cette pierre sacrée, qui a environ sept pouces de diamètre, une forme ovale et est usée par des millions d'attouchements', comme le pied de la statue dite de saint Pierre à Rome. La Kàaba contenait en outre unô stalue en agate, celle du dieu Hobal, apportée de l'étranger, et 360 idoles, une pour chaque jour de Tannée; parmi ces idoles avaient pris place Abraham, la vierge Marie, Tenfanl Jésus, des anges*.
Mais le culte dominant était Taslrolâtrie. On adorait le soleil, les étoiles fixes, Âldébaran, Sirius, lés planètes. Chaque tribu choisissait son astre protecteur et certains de ces corps célestes avaient leurs temples spéciaux. 11 existait notamment sept temples correspondant aux sept planètes'^. Le culte du soleil, des étoiles, des pléiades, était commun à toutes les tribus arabes et les Bédouins actuels invoquent encore Tastre-roi au moment de son leYer^ On adorait aussi les arbres, les montagnes, les ancêtres, et on le faisait à la manière spirite\ On croyait à des génies, à des djinns; peuplant les déserts, les montagnes; on voyait ces esprits sous des formes bizarres; on les entendait même crier. Ces génies, faits d'air ct.de feu, habituellement invisibles, se propageaient comme les hommes; ils habitaient les arbres, lespicrres, les statues. Chaque tribu