‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 341 sur 555 · Ifayeux. Bédouins^ 48 4. Tiele. Loc. cU · texte numérisé non relu

Ifayeux. Bédouins^ 48 4. Tiele. Loc. cU

L'ISLAMISME. ZAi

sans ôe soucier de leur con terni, uniquement par ordre dd longueur, et il en résulta le Koran (de l'hébreu fcara, lire), recueil nécessairement fort décousu et très peu original*. — Mais, à force de torlurer les textes du saint livre, les docteurs de rislam sont parvenus à en extraire un système complet de théologie et de morale; puis, quand la philosophie grecque fut étudiée à la cour des califes^ ces mêmes docteui's firent passer, comme articles de foi, des subtilités métaphysiques étrangères à la foi primitive, par exemple, l'imperceptibilité de Dieu*. Eii outre, il s'est créé un recueil de soi-disant traditions orales, émanant du Prophète et appelé la Sunnah. De tout cela est résulté un assemblage fort hétérogène, contre lequel se sont élevés, au comméncément de ce siècle, les Arabes Wahabites du Ncdjèd, ea s'efforçant de revenir à la prétrndue pureté originelle de rislâm.

Néanmoins, tel qu*il est, le Koran est encore le livre fondamental de la foi islamique; et c'est lui qu'il importe d'étudier avant tout. Le Koran a la prétention non seulement de servir de direction aux croyants, mais encore de constituer une preuve de la miséricorde divine envers les fidèles'. On y défie les incrédules d'apporter seulement dix sourates de même valeur que celles du Livre, à moins que Dieu lui-même ne leur vienne en aide*. Cet ouvrage divin nous parait pourtant très peu digne d'admiration, aussi les peuples quelque peu développés ne l'ont guère accepté que grâce à la propagande du sabre et, convertis malgré eux, ils ont volontiers versé dans l'hérésie.

L'incohérence du Livre sacré des Musulmans, la large place, qu'y tiennent les croyances animiques, ont laissé le champ

i. Doiy. Loc, cit. 111, 112. — Stobart. Mam and H» founder, 80, 87.

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