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LISLAMISME. ^ i3j51
â*isolcr autant que possible dans une caverneet y jeûner pendant quarante jours (pratique qui rappelle singulièrement le jeûne de J.-C). Durant ce noviciat, on ne mange chaque jour que trois dattes et trois amandes et Ton fait au diable un certain nombre d'invocations. Cela fait, on a contracté avec Eblis le pacte de la confralemiié (Roubâth-el-Koûah) et Ton partage son pouvoir. On devient alors capable d'accomplir quantité de prodiges : par exemple, de faire venir des pièces d'or sous le tapis magique sur lequel on est assis, d'évoquer sur les plats tels aliments que l'on désire, de se rendre invi« sible, etc.^ etc.*. Les femmes, à ce qu'on assure, ont sur le diable plus d'empire que les hommes. Elles savent en outre lire le passé et l'avenir dans un petit miroir et peuvent rendre des oracles, pourvu qu'elles tiennent à la main un chapelet de coquillages marins*. Un sorcier parvient, par des calculs caha: listiques, à donner des nouvelles d'un absent, à découvrir les choses cachées'; il est habile à lancer des malcficos et ceux-ci sont inévitables, pourvu qu'ils ne contrarient pas le destina
ne. — LE CLERGÉ
Dans la plupart des pays musulmans, des marabouts réguliers ont remplacé les sorciers d'autrefois et parfois on leur en attribue encore la puissance magique\ Mais c'est surtout en Turquie que le clergé musulman s'est sérieusement organisé. Le sultan, chef de la religion, délègue ses pouvoirs au mufti de la capitale, au cheik-alislâm, nommé à vie. Celuici juge les causes religieuses et a la haute maiq sur la nom-