‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 353 sur 555 · Uanoteau et Letourneux. Kabylie, — Doiy. Loc, cit. 51d · texte numérisé non relu

Uanoteau et Letourneux. Kabylie, — Doiy. Loc, cit. 51d

breuse population des derviches^ qui compte trente-deux ordres monastiques ayant chacun leurs statuts et leur couvent. Dans ces couvents, les moines ont des cellules, mais beaucoup d'entre eux exercent une profession. Il en est pourtant, par exemple les Bektachis, qui vivent uniquement d'aumônes; mais le cas est exceptionnel. Aucun vœu ne lie les derviches; ils ont toujours la liberté de changer d'ordre à volonté et même de renoncer à la vie monastique^

Ces moines musulmans ne sont pas plus raisonnables que ceux dés autres religions; quoique Tespril du Koran ne soit m mystique, ni ascétique. Leurs pratiques les plus U3itées sont le € zikr » et les danses. Le « zikr » consiste à répéter machinalement les sept noms de Dieu quatre-vingt-dixneuf fois de suite, en s'aidant d'un rosaire pour compter juUe*. Les danses sont plutôt des gesticulations analogues à celles des chamans mongols et elles peuvent très bien ôtre originaires de l'Asie centrale. Ces danses consistent à exécuter en présence du cheik, accroupi dans une niche sur une peau de mouton, des mouvements gradués et accélérés aboutissant ordinairement à une explosion de cris et de sanglots'. Les derviches dansants sont les plus populaires de tous à Constantinople.

En dépit de ces folies, communes à bien d'autres religions, rislâm à été relativement sage dans l'institution de son clergé. Sans doute il a ses marabouts et ses derviches, ses prêtres et ses moines, mais point de caste ou de classe sacerdotale, ayant la prétention de représenter Allah par délégation divine et de lui dérober une part plus ou moins grande de sa toute-puissance.

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