‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 356 sur 555 · XI. — LE BILAN DE L ISLAMISME · texte numérisé non relu

XI. — LE BILAN DE L ISLAMISME

Si maintenant» pour conclure, nous essayons d'établir le bilan intellectuel et moral de l'Islamisme, la tâche sera vite terminée. Dans notre Occident, il est entendu qu'en sa qualité de religion monothéique, l'Islamisme est une grande religion, ayant même un caractère quelque peu sublime. Pourtant, en quoi le culte d'Allah l'emporte-t-il, au point de vue intellectuel, sur les religions préislamiques? Le dieu de Tlslâm est l'un des anciens dieux arabes et il n'est pas plus intelligemment conçu que les autres; Allah s'est borné à détrôner un grand nombre de petits dieux locaux pour prendre leur place, sans même cesser de s'entourer d'une armée de génies, d'esprit, d'anges et sans subjuguer tout à fait l'Esprit du mal, avec lequel il traite de compère à compagnon.

La vie future, pour tout ce qui n'est pas emprunté à d*aatres religions, est, selon l'Islam, une conception absolument sensuelle et barbare.

La croyance en un monarque céleste, aussi despotique que tout-puissant, dont la volonté irraisonnée fait le destin, ne saurait évidemment avoir d'autre effet que de briser les caractères et de paralyser les intelligences. L'espoir de posséder après la mort les houris célestes et de boire du vin qui n'enivre pas, n'est guère propre non plus à inspirer une moralité de haut vol. Aussi l'éthique de l'Islam est-elle tout à fait banale, beaucoup plus rituelle que socialement utile.

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