Lévitique, XVI
LE judaïsme et LES RELIGIONS MÉSOPOTAMIENMTS. 363
rôdant autour des maisons\ Béthel et Dan avaient leur veau d'or. A Samary, à Guilgal, on adorait un dieu-taureau*. Chaque divinité avait son temple ou son autel, son bamothy situé ordinairement sur les hauteurs. Dans ce lieu sacré, on celé-» brait des fêtes; on faisait des offrandes et des sacrifices, souvent de chevreaux'.
A ces divinités locales et indigènes s'en ajoutaient d'autres^ des dieux importés, par exemple, Dagon, dieu-poisson de Babylone que Ton adorait à Ascalon. — Astarté semble bien être rishtar babylonienne^. Parmi les dieux astrolâtriqueset météréologiques figurait lahveh, dieu d'Israël, comme Ka-* moch était la divinité nationale de Moab et Melkarth celle de Tyr. De même que les autres dieux cananéens, lahveh avait, pour représentations, des images d'homme, de taureau, de serpent, des colonnes, des pierres brutes. La foudre était sa voix; le vent son souffle; la lumière son vêtement. C'était un dieu pluvial et il ouvrait ou fermait les écluses du ciel suivant qu'on l'avait apaisé ou irrité; car il était d'un carac* tëre violent, impressionnable, impulsif*. Dans le principe on fit sûrement à lahveh le sacrifice de l'enfant premier-né; car il aimait les offrandes sanglantes et il importait de se le concilier, sa puissance étant considérable et l'usage qu'il en faisait capricieux. C'est lahveh qui a fait les cieux; la gloire de la lumière les pi^écède. Auprès de lui tous les elohim des gentils sont des néants*. — Néanmoins le peuple de Dieu retournait sans cesse à ces « néants ». En cent versets, les rédacteurs de la Bible le constatent, s'en désolent ou s'en irritent. lahveh le tout-puissant a beau prendre la parole lui-