Sachot. Vile de Ceylan
5. J. Davy. Account of the Island of Ceylon et Physiological and Anatomical researchei, II.
doubles ou esprits, de la viande de singe ou de wandura, ou bien du miel et des racines*. Cela veut dire qu'ils se figurent ces doubles exactement sous la forme qu'ils avaient de leur vivant et dotés des mêmes goûts et appétits. Comme bien d'autres peuples, les Veddahs croient leurs morts animés des pires intentions et, s'ils leur font des offrandes, ce n'est nullement par affection, mais uniquement pour les apaiser, pour désarmer leurs instincts féroces. Les Veddahs ne seraient pas non plus étrangers à l'animisme zoolàfrique; ainsi ils évitent autant que possible de manger certains animaux : l'ours, . l'éléphant, le buffle'; ils auraient aussi une sorte d'adoration pour la tortue'. On peut se demander si ces grossières conceptions animiques méritent d'être pompeusement appelées religieuses; mais, étant admis le sens qu'il est convenu de donner au mot « religion », on ne peut pas dire que les Veddahs soient dépourvus de religion, et nous verrons qu'il en est de même pour la plupart des primitifs.