C - LA VALEUR DES RELIGIONS SÉMITIQUES
En étudiant la religion égyptienne et ses origines, nous avons dû constater, que le premier groupe des races blanches» celui des races berbères, n*avait point, dans ses conceptions religieuses, dépassé le niveau des races de couleur. Mais on peut alléguer qu'en Egypte, les Berbères ont été adultérés de bonne heure par des croisements avec la race éthiopienne. Au contraire les Sémites ont pu fonder, sans grands mélanges, des États, même des empires, indépendants; de plus ils représentent une importante fraction de l'humanité blanche. Or, nous avons successivement analysé les croyances religieuses des Arabes, des Hébreux, des Mésopotamiens, tous peuples célèbres par l'exubérance de leur ferveur. Se dégaget-il de tous ces cultes quelque grande conception, une de ces vues lumineuses, qui puissent légitimement servir de phare à Tesprit humain? Nullement.
Chez les Juifs et les Arabes, nous trouvons une religion animique, qui est née et s'est développée exactement comme les croyances des races inférieures. Le prétendu monothéisme de ces peuples est simplement une apparence. Allah et lahveh résident dans un ciel, très grossièrement conçu, au milieu d'un cortège de dieux et de génies inférieurs ; l'imagination des fidèles ne voit en eux que des hommes 1res puissants, des monarques capricieux et despotiques, qu'il importe de se concilier par des prières, des offrandes selon leur goût.
En Mésopotamie, la religion est franchement polythéique ; elle coïncide d'ailleurs avec une civilisation plus avancée, ce qui suffirait à prouver qu'en lui-même le monothéisme, plus ou moins réel, n'est point le signe et le sceau d'une mentalité supérieure. Au fond d'ailleurs le lahvéisme etTIslamisme sont essentiellement de même valeur psychique que le polythéisme
LE judaïsme et LtS RELIGIONS UÉSOPOTAMiENNES. 385
mésopolamien. Ce dernier est surtout astrolâtrique et zoolâtrique ; mais lahveh a sûrement commencé par èlro un dieu solaire et Allah n'est qu'une copie de lahveh. On est en droit de dire que, sans exception, toutes les divinités sémitiques résultent de conceptions sauvages ou barbares, d'enfantines explications données aux phénomènes du monde extérieur.
Ajoutons que, dans tous ces cultes, le progrès moral est tout aussi absent que le progrès intellectuel. L'éthique est surtout rituelle ; elle consisie principalement, sauf quelques prescriptions de morale courante et laïque, à observer un certain nombre de règles religieuses, la plupart dépourvues d'utilité pratique; et ce sont précisément les infractions à ces règles rituelles que les dieux châtient avec le plus de rigueur. Ajoutons qu'en Judée et en Mésopotamie ces châliments frappent le transgresseur uniquement dans la vie terrestre. La vie future ne sert pas encore de sanction morale; elle est conçue tout à fait à la manière primitive. S'il en est autrement dans rislâm, cela est sûrement dû à l'influence chrétienne. Nous n'avons donc rien à admirer dans les religions sémitiques. Toutes ont été aussi inintelligentes que féroces, et, pour trouver des conceptions religieuses plus larges, il nous faudra arriver aux Aryens d'Asie.