‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 387 sur 555 · Maspero. Loc, cit · texte numérisé non relu

Maspero. Loc, cit

LE judaïsme et LES RELIGIONS MÉSOPOTAMIENNES. 383

abusaient. C'étaient des bandes d'étoffe, des fétiches en bois, en pierre, en terre cuite, des statuettes de génies, etc. t^es talismans permettaient de braver même les dieux. Un talisman est « une borne, qu'on n'enlève pas, que les cieux ne franchissent pas, qu'aucun dieu ne déracine », etc. \

L'espace me manque pour parler du culte chaldéen proprement dit. Les temples étaient ordinairement à terrasses en nombre variable; tantôt trois (trois mondes); tantôt cinq (cinq planètes); tantôt sept (cinq planètes, le soleil et la lune). Au sommet des terrasses, peintes chacune d'une couleur différente, s'élevait une chapelle carrée, logeant une idole : c'était littéralement la maison du dieu. Une inscription dit que le dieu Nabou habitait le temple de Bit-Zida*.

Les sacrifices humains étaient fréquents surtout en Assyrie. La prostitution sacrée était commune à toute la Mésopotamie, mais surtout pratiquée à Babylone, où, au dire d'Hérodote, toute femme devait se prostituer religieusement au moins une fois dans sa vie. — Au total, toute cette religion, que nos Assyriologues s'épuisent à élucider, que beaucoup s'efforcent d'admirer, n'est qu'un animisme compliqué, tout à fait au niveau de l'animisme égyptien et mélangeant aussi l'astrolâtrie et la zoolâtrie. Les divinités sont conçues de la manière la plus concrète ; on leur construit des maisons, qu'elles sont censées habiter réellement. La croyance aux doubles est tout à fait banale et Yabînte chaldéen, dont le Chéol hébreux n'est qu'une émanation affaiblie, ne sert même pas de sanction posthume aux actes de la vie terrestre'.

Et maintenant nous pouvons apprécier, d'une manière générale, la valeur des religions sémitiques.

i. Maspéro. Loc, cit. 143.

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