‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 39 sur 555 · Bonwick. Daify life and origin of the Taimaniant · texte numérisé non relu

Bonwick. Daify life and origin of the Taimaniant

L'ÂNINISNE EN MÉLANÉSIE. 29

grand et terrible pouvoir; d'autres étaient inofTensifs, un peu comme les lutins et les elfes d'Europe*.

La mythologie primitive des Tasmaniens peut bien avoir pour seule origine l'animisme le plus simple, celui qui dote les objets du milieu extérieur d'une mentalité humaine. Il est probable cependant que certains de ces esprits, surtout les i'antômes malveillants, devaient être simplement les ombres des morts, et nous avons vu, en effet, que la langue tasmanienne n'avait qu'un même mot pour dire « âme » et « ombre » '.

Les Tasmaniens croyaient à une sorte de survivance après la mort : on l'aurait pu inférer rien que de leurs rites funéraires. Ces rites étaient divers, mais tous attestaient que dans l'opinion des indigènes de la Tasmanie, la vie persistait quand même après la mort. Ainsi certaines tribus déposaient les décédés dans des arbres creux, mais avec des ustensiles et armes de chasse et de guerre; d'autres les inhumaient en leur ramenant les genoux près du menton, dans l'atlilude d'un homme accroupi. Nous verrons que c'est là une coutume en vigueur chez les races les plus diverses. On a voulu parfois y voir l'intention de donner au mort la posture du fœtus dans la matrice et on en a même conclu que cette coutume indiquait l'idée d'une renaissance dans une aulre vie. Elle a simplement pour objet de réduire autant que possible les dimensions de la fosse à creuser et de rendre le cadavre plus facilement transportable; mais le fait de munir le défunt d'armes de guerre et de chasse implique incontestablement la croyance à une survivance, de même que l'habitude de ficher sur la tombe soit un épieu, soit des armes de chasse et de guerre^. — Enfin certaines tribus tasmaniennes brûlaient les cadavres des leurs et ensuite en recueillaient soigneuse-

1. Bonwick. Daily life and origin of Ihe Tasnianians, 180, 181.

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