Ibid
r>. Tylor. Civilisation primitive. I, 341.
de faire à toutes ces divinités dangereuses des sacrifices pour les apaiser*.
Chez les Michmis, les dieux, ou du moins certains d'entre eux, sont devenus plus abstraits. On a des dieux de la chasse, du savoir, de la richesse, de la destruction', etc.
La croyance à des démons ou esprits malveillants est très répandue. Ce sont souvent les doubles de certains morts. Ainsi chez les Oraons, les doubles des femmes en couches deviennent des revenants pleins de malveillance*. Dans un grand nombre de tribus, les maladies sont toujours regardées comme l'œuvre des démons, des esprits méchants, des sorciers. Les Padam essaient, par le sacrifice d'un porc, soit de désarmer la colère de l'esprit qui cause la maladie, soit d'obtenir l'intervention tutélairc d'un esprit plus puissant*. Souvent, pour guérir les malades, on a recours à la magie. Ainsi font les Moundas*. Les Kacharis ont toute une classe d'exorcistes, qui s'occupent des malades, cherchent et trouvent souvent l'auteur du maléfice qui a causé la maladie; alors ils lui arrachent 5 coups de bâton l'aveu de son crime et l'expulsent du pays', etc., etc.
Presque fous ces petits peuples, si primitifs encore, n ont que des sorciers et pas de sacerdoce sérieux. Les Moundas croient aux présages, interprètent les cris des oiseaux, des singes^ Les Oraons ont des sorciers, qui savent indiquer les auteurs des malheurs privés*. Les Padam ont des sorciersaugures, qui savent lire dans les entrailles des oiseaux, le foie des porcs*. Déjà, chez les Oraons, la sorcellerie-prêtrise
i. Dalton. Loe. cit. 45, 46.