U. Spencer. Sociologie, I
ci-éé les végétaux, les animaux et les liommes, afin d'être adoré; car sa femme ne lui accordait aucune vénération et môme, un jour, avait poussé l'irrévérence jusqu'à refuser de lui gratter le derrière. (Dalton, 296.)
Le soleil n'est pas le seul dieu; il existe tout un peuple de divinités des bois, des montagnes, des plantes, des champs. Chez les Padam, chaque département de la vie humaine est régi par un dieu Sylvain*. — Chez les Abors, les montagnes à avalanches, le torrent, la jungle, l'eau, la maison, les champs ont leurs divinités*. Les Kacharis adorent une euphorbe, la plante siji^. Les Mundaris croient à des dieux nomades, invisibles, que Ton peut par des sacrifices fixer dans certains lieux, sur certains rochers, dans certains coins de forêts où l'on a eu soin de respecter les arbres, et il les faut épargner, sans cela les dieux sylvains ne \eulent plus accorder de pluies*. Or, les Indiens étant tous plus ou moins agriculteurs, le souci de la pluie est chez eux très vif. Les Khonds ont aussi un dieu pluvial, qui produit les ondées en versant de l'eau à travers un tamis^ Les Karens ont confié le soin de leurs champs à une divinité très bienveillantç (Phili'Ya), qui surveille le riz. Les Koukis ont logé des dieux dans les forêls, les rivières, les montagnes, les rochers, les métaux; mais ils ont toute une famille de dieux anthropomorphes : un dieu bienveillant, Pouthen^ qui juge les hommes; sa femme peut intercéder près de son mari et, s'il lui plaît, infliger des maladies, aussi lui rend-on un cuKe. Pouthen a un fils illégitime, méchant, vindicatif, marié à une femme acariâtre (Ghoummou) et mauvaise comme lui. Leur fille chasse de race; elle empoisonnne les aliments. On a soin