Ibid. Sect. II, Lect. VI, Hymne VII
que lui-même a pris la peine d'atteler*. Si ce dieu est particulièrement honoré, c'est qu'à volonté il peut faire pleuvoir. L'histoire de la production de la pluie est simple et les hymnes la ressassent à satiété. Les nuages sont des vaches et le grand Indra les trait, s'il lui convient; mais s'en abstient s*il lui plait : € C'est lui, qui saisissant la mamelle l'ouvre ou la ferme à son gré »*. Un des exploits d'Indra, exploit qu'on ne cesse de glorifier, c'est d'avoir délivré les vaches pluvigères. Un dieu malveillant les avait emprisonnées dans une caverne; survint Indra, qui, après avoir tué, de sa foudre, Vritra, le gardien, le geôlier des vaches, mit en liberté' pour le salut du monde ces animaux sacrés.
Indra est le roi de l'univers, des animaux et des hommes*. Il est terrible, et superbe à la fois, quand il brandit sa foudre, son arme étincelante, hérissée de mille pointes*. Sans lui, que deviendrait ce monde? Les rivières trouvent une voix pour le louer •. Il remplit le ciel et la terre ^. Son essence réside dans tous les êtres vivants* : « De son ombilic est provenu l'air. Le Ciel est sorti de sa tête; la terre de ses pieds.... Il est l'auteur de tous les mondes »*. On n'a pas assez d'hyperboles pour le louer. € Le dieu au germe d'or apparaît. Il vient de naître et déjà il est le seul maître du monde. Il remplit la terre et le ciel. Â quel autre dieu offririons-nous l'holocauste? » a 11 donne la vie et la force. Tous les êtres, même les dieux, sont soumis à sa puissance. L'immortalité et la mort ne sont que son ombre.... Sa grandeur, ce sont ces montagnes cou-
i. liig-Véda. Section I, Lecture lY, llymne lY, 8, 9.