‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 406 sur 555 · Ibid. Sect. YIIL Lect. IV. Hymne V · texte numérisé non relu

Ibid. Sect. YIIL Lect. IV. Hymne V

verles de neige, cet océan avec ses flots, elc. A quel autre dieu offrirons-nous l'holocauste*? »

La divinisation du soleil, sous la forme anthropomorphique d'Indra, peut remonter à l'origine du culte védique; mais celle du ciel, pris dans son ensemble, doit lui être postérieure ; car elle est plus complexe. Le dieu du ciel, c'est Varouna (oùpavbç). Le soleil n'est que son œil'; il s'en sert, comme d'une mesure, pour arpenter la terre et réside, lui, au milieu de l'air'. Yarouna est le créateur de ce grand corps, qui semble s'affaisser sous son poids; le ciel, la terre, l'air sont son ouvrage^. Rien ne lui échappe; il sait; il voit tout : la voie de l'oiseau qui vole dans l'air, celle du vaisseau qui vogue sur la mer, la marche des douze mois (lunaires) et du mois complémentaire, la carrière du vent, la demeure élevée des dieux**. Varouna est le roi de ses collègues divins*.

Mais la grande divinité, celle qui occupa longtemps le centre du panthéon védique, c'est le soleil. Les hymnes célèbrent cet asire sous différents noms : Indra, Surya, Sai>itri. Des dieux de second ordre annoncent et précèdent l'astre du jour. Ce sont d'abord deux courriers, les Açwins, dont le char est traîné par des ânes', et surtout l'Aurore, la plus gracieuse divinité du panthéon védique. L'Aurore est la femme du Soleil; sur son passage elle sème les présents'; toute colorée des feux de son époux ou amant, elle ouvre les portes du ciel, en chassant la Nuit, sa sœur^ L'Aurore montre ses belles formes, comme une danseuse; elle découvre son

A. Hig-Véda. Seclion VIU, Lecture VII, Hymne XI, i,-5

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