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tous ses vœux*. En effet, Maya-Dêvi était grosse du Bouddha, qui, durant sa vie fœtale, se tenait accroupi dans le sein de sa mère, tout en prêchant les anges qui le gardaient\
Ce fut en plein air, sous des ombrages embaumés, que Maya enfanta, et elle le fit d'une façon toute particulière. Pour répondre à la politesse d'un figuier gigantesque, qui Favait saluée en s*inclinant, Maya fil un geste gracieux et saisit une branche; en même temps elle bâilla, resta immobile; la délivrance était opérée; le Roddhisattva était né non comme les autres enfants, mais par le flanc droit de sa mère et sans la déchirer'. Aussitôt Indra et Brahma, qui évidemment guettaient révénement, s'empressèrent autour du nouveau-né, mais celui-ci les écarta, fit successivement sept pas vers chacun des points cardinaux et s'écria d'une voix de lion : € Je suis le plus grand de tous les êtres; je vaincrai le démon et mettrai un terme à la naissance, à la vieillesse, à la maladie, à là mortV » Ce nouveau-né n'était pas évidemment un enfant comme les autres; son père s'en douta et fit appeler un sage nommé Asita ; celui-ci, après avoir examiné le petit Gautama qui daignait lui sourire avec bienveillance, reconnut en lui les trente-deux signes principaux et les quatre-vingts marques secondaires qui doivent caractériser un Bouddha \
Une existence commencée et même précommencée d'une manière si prodigieuse n'est évidemment pas ordinaire; elle fut en eflet tout émaillée de merveilles, dont je ne veux citer qu'une seule, l'émotion de l'univers, quand le Bouddha fut tenté par le diable, comme un simple Jésus-Christ : un millier d'eflrayants météores tombèrent du ciel; les nuages et les
i . Mary Summer. Eutoire de Sakya-Mowii. 3. T. W. Rhys Davids. Buddhism, 185.