‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 439 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

iB BOUDDHISME. 445

ténèbres ensevelirent la terre. Celle-ci, quoique inconsciente, se mit à trembler avec ses océans et ses montagnes, comme une fiancée amoureuse qui est ravie è son époux, comme les Testons de vigne secoués par un vent d'orage. Bouleversés par les ondulations et trépidations du sol, TOcéan se souleva, les rivières remontèrent vers leurs sources; les cimes couronnées d'antiques forêts s'écroulèrent au milieu des hurlements de la tempête; le soleil lui-même se voila de ténèbres, elc^ »

Auprès de ces débauches d'imagination, les miracles relatés dans nos livres sacrés d'Occident sont de bien pâles inventions. Il est clair que les auteurs des légendes bouddhiques et les fidèles, qui y croient, ont élé où sont encore dans ces dispositions mentales, aujourd'hui appelés par nos médecins psychiatriques € Félat de crédulité »; il est sûr aussi qu'une religion si pleine de prodiges étanchc largement la soif du merveilleux si commune dans l'humanité. Au milieu de toutes ces légendes, l'histoire est difficile à retrouver : car le Bouddha, le prince Gautama, n'a pas laissé de documents écrits. On admet pourtant, sans preuves solides d'ailleurs, qu'il a vécu dans le Bihar (Hindousian oriental), environ 500 ans avant Jésus-Christ.

Le Bouddhisme se propagea d'abord sans bruit et oralement. L'an 312 avant Jésus-Christ, Séleucus Nicarior, l'un des successeurs d'Alexandre, ne put venir à bout du roi Çandra-gupta, prince que les Grecs appelèrent Sandrakottos, et à la cour duquel fut envoyé Mégasthènes. Ce prince était sans doute très favorable au Bouddhisme ; car son petit-fils et successeur Asoka en devint le Constantin et en fit dans son royaume de Magadha une religion d'État. De ce pays, le nouveau culte rayonna dans une grande partie de ^Inde^ Ce fut dans un concile tenu à Patna sous le règne d'Asoka, vers

1. Madkouraiha Vilâêim, etc. J. B. A. S. VU, 812, 815. (Cité par R. Davids.)

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