II. — RITES FUNÉRAIRES ET VIE FUTURE
La catholicité bouddhique embrasse une aire si énorme et comprend des peuples si divers, que les rites funéraires y manquent nécessairement d'uniformité. Nous avons vu les Mongols nomades et les Thibétains pratiquer l'abandon des cadavres, sauf pour les princes et hauts dignitaires ecclésiastiques. A Ceylan, au contraire, on brûle les morts et spécialement les pr6tres^ Dans l'Inde, les JTAam/i^ bouddhiques enterrent encore leurs morts sous des tu mulus coniques à gradins*, et, dans les provinces anciennement bouddhiques, on retrouve un grand nombre de tumulus commémoratifs, des topes ^ surtout dans les localités que les actions et les miracles de Çakya- Mouni ont rendues célèbres. A Bhodjpour, on construit des sépultures à quatre étages^. L'analogie entre les lopes funéraires des bouddhistes et les tumulus de la Bretagne française est trè^ grande\ et Ton attribue même aux bouddhistes certains monuments mégalithiques de l'Inde; par exemple, les dolmens et les menhirs d'Amravati. Dans les jardins delà grande pagode de cette localité, des centaines de pieriHîs levées rappellent en effet les alignements deCalllac^
A vrai dire, le mode d'inhumation ne saurait avoir pour les
i. E. llaeckel. LcUres tTun voyageur. 205, 293.