‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 448 sur 555 · T. W. Uhys Davids. Buddhùm · texte numérisé non relu

T. W. Uhys Davids. Buddhùm

sait toute la société brahmanique, fut une tentative absolu* ment révolutionnaire et qui, en attirant la masse des petits, des opprimés, ne contribua pas peu à la diffusion du Bouddhisme. On raconte que Tun des saints du Bouddhisme, Ananda, ayant demandé à boire à une Tchandali, à une femme née de Tunion sacrilège d*un soudrâ et d'une brahmanî, celle-ci n'osait approcher du saint homme de peur de le souiller : « Ma sœur, dit Ananda, je ne te demande pas quelle est ta caste, quelle est ta famille; je te demande un verre d'eau, si tu peux me le donner*. »

Déjà le Brahmanisme, qui admettait aussi la doctrine de la transmigration, avait prêché le respect de tous les êtres vivants; le Bouddhisme poussa ce respect à l'extrême, comme le proclament diverses légendes : celle du Bouddha, qui se laisse dévorer par une tigresse affamée; celle du roi Sivi, offrant lambeau par lambeau tout son corps à un faucon pour sauver la vie d'un pigeon', etc.

Le souci du renoncement, l'amour de l'anéantissement ont imprimé à la morale bouddhique un caractère à la fois honnête et ascétique. Les devoirs moraux ont été formulés en huit préceptes : 1** Ne pas déiruire d'être vivant; 2** ne jamais prendre ce qui n'a pas été donné; 3** ne pas mentir; 4** Ne pas boire de liqueurs enivrantes; 5** s'abstenir des relations sexuelles illégitimes, qui sont ignobles ; ô*" ne pas user d'aliments la nuit ; 7" ne pas porter de guirlandes, ni se servir de parfums; 8** dormir sur une natte étendue sur le sol. De ces commandements, les cinq premiers sonl attribués au Bouddha et sont obligatoires pour tout bouddhiste; les autres sont seulement recommandés' et on y ajoute deux autres commandements supplémentaires : 9*" s'abstenir de

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