‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 447 sur 555 · IV. — LA MORALE DU BOUDDHISME · texte numérisé non relu

IV. — LA MORALE DU BOUDDHISME

Dégagé des superstitions populaires, qui ont fini par l'envahir, le Boudhisme, fondé sur deux idées principales, le panthéisme et la transmigration, est une religion qui, logiquement, ne comporte pas de dieux. C'est une religion atliée, dont l'objet principal est de fonder un système de morale et de formuler des règles dont Tobservauce puisse rendre l'homme capable de rompre la chaîne odieuse des existences individuelles et de s'absorber dans le grand tout. Un vrai bouddhiste n'a donc nullement besoin de prier; la méditation pieuse lui suffît.

La doctrine bouddhique est également incompatible avec ridée de caste; c'est même par là qu*elle se distingue surtout de la doctrine brahmanique. Le culte, c'est-à-dire l'art de se concilier les puissances célestes, est aussi inutile, puisque la responsabilité des actes étant personnelle et inéluctable, la pénalité ne s'élude pas. Dans la vie actuelle ou dans une vie future, mais terrestre, l'individu doit nécessairement porter le poids de ses actions, souffrir à cause d'elles, si elles sont mauvaises, dégénérer en animal, en plante, même en minéral, et indéfiniment jusqu'à ce que, par de convenables austérités, il ait réussi à secouer le fardeau de l'existence individuelle.

La négation des distinctions de castes, sur lesquelles repo-

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