TykMP. loc, cit I
34 L'ÉVOLUTION REUGIKUSE.
Logiquement il faut nous occuper d'abord des coutumes funéraires en Â\istralie. Ces coutumes varient suivant les tribus. Assez généralement on inhume le cadavre. Dans la tribu des Maroura, on enfouit le corps au plus vite et sans cérémonie\ Le défunt, ordinairement maintenu dans une position accroupie, est déposé dans une fosse peu profonde, la face tournée vers Test. En arrière de la tombe on élève parfois un monticule demi-circulaire, que Ton couronne de quelques pierres. Les cuisses du cadavre sont quelquefois brisées, sûrement pour qu'il tienne moins de ptaceV On dépose sur la* tombe les lances, le couteau dte pierre et le marteau à\x défunt^
Certaines ftibm brûlent leurs morts, surtout les gens âgés. Dans ce cas, on creuse une fosse; on y allume du feu et on y dépose le corps enveloppé d'écorces*. Après l'incinération, on comble la fosse. H s'agit donc ici d*une sépulture mixte, combinant Tinhumation primitive avec l'incinéralion, qui lui a succédé. Certaines tribus ont beaucoup compliqué le cérémonial do r incinération. Ainsi les Narrinyeri brûlaient les enfants, mais faisaient subir aux cadavres d'adultes toute une préparation. Les vieillards étaient tout simplement abandonnés dans le creux des arbres. Le corps des adultes, placé dans la position accroupie traditionnelle, était passé à la flamme, mais auparavant on avait eu soin de coudre tous les orifices de ce corps, sans doute pour empêcher son esprit de s'échapper, et nous verrons tout à Theure dans quel but*. Assez souvent le cadavre était, pendant plusieurs jours, transporté par les gens de la tribu ou du clan, durant leurs perpétuels déplacements, puis finalement brûlé*. La curieuse