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L*ÀNIMIS|lfi EN MÊLANËSIE. 35
tribu des Kurnai» qui mieux que beaucoup d'auti^es avait conservé les vieilles coutumes^ observait des coutumes funérailles très compliquées. Les Kurnai commençaient par s*oindre avec la graisse même du cadavre en putréfaction; puis ils extrayaient ou brûlaient les entrailles du mort; enfin ils brûlaient ou desséchaient le reste du cadavre, qui, soigneusement enveloppé d'écorces, était ensuite emporté dans toutes les migrations par le pëi^e, la mère, la femme, les plus proches parents. Les mains, coupées et desséchées, étaient destinées à un usage sur lequel je vais bientôt revenir. Au bout d*un certain temps les os étaient déposés dans le creux d*ua arbre ^ Les objets mobiliers, armes ou ustensiles, qui avaient été la propriété personnelle du défunt, étaient souvent brûlés, évidemment pour que leurs doubles pussent accompagner Tombre du décédé dans ses pérégrinations post morte m*.
L'inhumation ou la crémation s'accompagnent ordinairement de cris, de lamentations, surtout de la part des femmes : souvent on s*incise la peau avec des pierres tranchantes, soit pour attester les regrets, soit pour apaiser, par cette sorte de sacrifice, Tombredu mort'.
Li3S Australiens ne doutent pas que Tombre du décédé ne survive à Taccident de la mort; aussi parfois, Thiver, on lui allume du feu près de la tombe et on lui ofl're des alimenls\ Dans certaines tribus, on pratique encore Tanthropophagie funéraire. Un vieillard enlève au cadavre la graisse de la face, des bras, des cuisses et les assistants avalent cette graisse, mais suivant certaines règles rituelles. La mère et les enfants mangent réciproquement leur grabse; les beaux-frères et
i. Fison and Howitt. Kamilarot and Kurnai. 244. S. Taplin. Loc. cit. 59, 88, 90.