‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 455 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. Nary Suininer. Let Religieuses bouddhistes. Préface X (Note 1).

elle est de suite envahie par eux et prise d'assaut. De même la discipline ne dure pas dans une maison habitée par des femmes. Et, quant au vœu de continence, veux-lu que je te parle franchement, Ananda? Toule femme, ayant une bonne occasion pour agir en cachette et étant excitée, fera ce qui est mal, quelque laid que le galant puisse être, n'eût-il mémo ni mains ni pieds*. »

Mais le Maiire finit par céder, et aujourd'hui le monde bouddhique est couvert de couvents de femmes, institués à peu près sur le modèle des couvents d'hommes et observant les mêmes formalités d'admission. L'instilutrice dit à la nouvelle iniliée : « C'est le moment de dire la vérité et le temps d'être pure. A fout ce que je te demanderai réponds sans mensonge ni erreur : « Es-lu femme? — Ton père et ta mère consentent-ils à ton entrée en religion? — Tu n'es pas esclave? — Tu n'es pas voleuse? — Tu n'es pas Nagal — Tu n'es pas un religieux déguisé? — Tu n'as pas blessé le roi? — Tu n'es pas irritée contre lui? — Tu n'es pas atteinte de lèpre ou d'une autre maladie contagieuse?' » etc., etc., etc. La règle des couvents féminins est pourtant spéciale; en voici les cinq premiers commandements : 1* Ne pas aller seule dans un village; 2* ne pas se disputer; 3** ne pas être en contact avec un homme; 5" ne pas rester seule avec lui; 5° éviter toute faute et tout mal moraP. On voit, que ces règles visent surtout la fragilité de la chair. A Siam, on a pris contre cette fragilité une précaution plus radicale que de simples prescriptions monastiques. Les talapoines ne sont pas admises à faire profession avant d'avoir cinquante ans révolus*.

Au monde, qui la quiUe, elle veut renoncer.

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