‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 454 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

les enseignements du supérieur, répéter les passages qu'il a enseignés, enfin lui confesser ses fautes, si Ton en a commis ^ Les supérieurs, eux, sont exemptés de tout travail manuel ; mais les moines ne font pas vœu d'obéissance et le supérieur n'a pas non plus le droit d'absolution. C'est par ses œuvres personnelles que chacun doit se sauver. Cependant, deux fois par mois, le moine confesse les infractions à la règle qu'il a pu commeltre, et on lui impose une pénitence proportionnée à la faute^

Le fond de cette règle monastique, c*est l'obligation de l'humilité, de la pauvreté, de l'abstinence. 11 faut s'abstenir d'aliments animaux, porter une robe de couleur orange et faite de lambeaux cousus pour qu'elle soit sans valeur; ne posséder que trois de ces robes, une ceinture, un bol d'aumônes, un rasoir, une aiguille, enfin une passoire à eau pour ne pas courir le risque d'avaler quelque animalcule vivant. Les relations sexuelles, le vol et le meurtre, également coupables, entraînent l'expulsion de l'ordre'.

Malgré son esprit égalitaire, le Bouddhisme n'admet pas l'égalité des sexes. C'est même un article de foi, qu'une femme ne peut passer immédiatement de cette vie à l'état de sainte dans une autre existence; il faut, au préalable, que, par ses bonnes œuvres, la femme mérile de se réincarne r dans un corps d'homme pour se préparer alors à la sainteté : le Bouddhisme n a donc pas de saintes\

Le Bouddha, rapporte- t-on, s'opposa d'abord à la fondation d'ordres religieux féminins : <c Vois-tu, disait-il au saint Ananda, si on les initie à la discipline de la loi, elles n'y resteront pas longtemps. Une maison où il y a peu d'hommes et beaucoup de femmes n'inspire aucune crainte aux voleurs:

i. Rhys Dayids. Buddkum, 169.

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