VI. — DÉCHÉAMCE MORALE DU BOUDDHISME
Les dogmes primitifs du Bouddhisme étaient beaucoup trop élevés et trop abstraits pour la foule. En outre, par son ascétisme, la religion du Bouddha séduisait la masse des esprits mystiques, c'est-à-dire mal équilibrés. Enlin, comment se passer de théologie, d'églises, de prêtres, d'idoles, de culte? On ne s'en est point passé, surtout quand le Bouddhisme est devenu la religion des races mongoliques. Les temples, les dagobas se sont élevés par milliers; le Bouddha, la loi et la congrégation des prêtres, c'est-à-dire Bouddha^ Dharma et Sangha, ont formé une Trinité représentée par des idoles, auxquelles, dans le nord, sont venus se joindre les dieux et