‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 458 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

déesses de l'Inde aux têtes et aux mains inultiplesS Le Lamaïsme, dont nous avons précédemment parlé, est, au Bhoutan et au Thibet, une religion idolfttrique, vivant au mieux avec les croyances primitives les plus inférieures*. Dans le nord, le Tanlra, mélange de magie et de sorcellerie, s'est aussi incorporé au Bouddhisme^ On a des amulettes, des charmes, des reliques» des arbres sacrés, dont le plus célèbre est le Ficus religiosa, planté à Ceylan vers le milieu du ui*" siècle, et provenant de celui à Tombre duquel s'est, di(-on, assis le Bouddha^. Vers le x* ou xf siècle, une secte, alla jusqu'à rompre avec le panthéisme bouddhique et à admettre une cause première'.

Nous avons vu qu'à Lhassa, se sont organisés un culte et une théocratie si peu bouddhiques, qu'ils rappellent à s'y méprendre l'organisation catholique, à laquelle ils ont dû servir de modèles. En effet, durant les premiers siècles de l'ère chrétienne, le Bouddhisme avait sûrement des missionnaires en Asie Mineure, si bien même qu'au vm* siècle, saint Jean de Damas a écrit sous le titre de < Vie de Barlaam et de Joasaph » une légende tirée de la vie du Bouddha. Ce récit a même été traduit dans plusieurs langues européennes et son héros a fini par être canonisé sous le nom de saint Josaphat^. Le fait que le Bouddha est devenu un saint catholique autorise à croire que la religion du Christ a fait de nombreux emprunts à celle de Çakya-Mouni et qu'il n'est pas besoin de i^ecourir à la méchanceté satanique, comme l'ont cru les missionnaires catholiques, pour se rendre compte de l'existence au Thibet d'une édition princeps de théocratie papale.

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