Preller. Loc. cil
féminine Diana^ cette divinité s'identifie avec VArtémis grecque. Salumey identifié plus tard avec Chronos, fut à rorigine» pour les habitants du Latiuro, un dieu agricole'. Vénus se fondit avec AphrodilCy Mars avec Arès^ Juno avec Héra. ApolloTif lui, fut directement importé de la Grèce*.
A mesure que la conquête romaine subjugua de plus en plus le monde ancien, des liAtes étrangers, toujours plus nombreux, furent admis dans le Panthéon latin. Aux divinités helléniques succédèrent celles d'Asie et d'ËgypIe : le culte d'Isis, celui de Sérapis. La Syrie donna aux Romains Élagabai d'Ëphèse; la Perse, Mithra, etc. La divinité asiatique, appelée la Grande Mère, identifiée par les Grecs avec la déesse Cretoise, Rhéa^ devint romaine ; une pierre non taillée, qui la représentait, fut même transportée, aux frais de l'État, de Pessinonte à Rome'.
Après l'établissement de l'Empire, la sei^ilité générale engendra toute une série de dieux d'un nouveau genre, des dieux evhémériques. Les idées romaines sur les Mânes prédisposaient évidemment les esprits à admettre sans trop de peine la divinisation des personnages importants. Pourtant la République se garda toujours de telles bassesses. Il n'en fut plus de même après l'établissement de la monarchie impériale : alors on suivit avec empi^essement l'exemple des Égyptiens, qui avaient déifié leurs Ptolémées et leurs Séleucides. On les surpassa même, en déifiant César de son vivant, du moins en lui rendant les honneurs divins. L'apothéose des souverains finit par devenir de règle ; on offrit des sacrifices aux images des empereurs, on porta devant leur personne le feu sacré ; Hadrien fut appelé l'Olympien ; Néron, Zeus libérateur. Des impératrices devinrent prêtresses du temple de leurs époux* ;