IV. — LE CULTE
Comme tous les peuples de toute race, les Romains ont cherché à plaire à leurs dieux pour en obtenir des avantages ou pour en apaiser le courroux. Ainsi, au dieu du ciel tonnant on offrait des oignons et des tètes de pavot, pour qu'il les foudroyât au lieu de tètes humaines'. Les sacrifices et offrandes constituaient d'ailleurs le fond du culte. Les sacrifices humains furent, dit-on, abolis par Numa comme pratique ordinaire; mais, jusqu'aux empereurs, un condamné fut toujours sacrifié aux Fériés latines. Enfin on continua à faire offrande aux dieux des ennemis tués, des condamnés exécutés, à se dévouer en cas d'épidémie, de malheur public^; Denys d'Halicamasse parle encore de trente figures précipitées, dans une fête expiatoire, en présence des pontifes, des Vestales, des préleurs et anciens magistrats.