‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 485 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

L'ÉYOLUnON RELIGIEUSE.

naïvement Ton s'efforçait de flatter les sens et de ire les appétits des dieux. Aux calendes de janvier, on à Janus le libum, composé de froment, de miel, d'huile, erra, gâteaux de seigle saupoudrés de sel*. On brûlait icens pour flatter agréablement les narines des dieux res de la maison. On servait aux Lares certains mets, ;oir, on leur faisait des libations de vin*. Le jour des s, on offrait aux Mânes les présents destinés à les •'. Fabius promit aux dieux de leur faire immoler les chèvres, truies, brebis ou vaches qui naîtraient ntemps suivante Caton Tancien rapporte la prière, m adressait à Mars, alors qu'on lui immolait trois ss, pour qu'il voulût bien étendre sa protection sur la I, les champs, les troupeaux : c Mars, notre père, je te 3 d'être propice à moi, à ma maison, à mes gens, ans cette intention que j'ai fait promener une triple ) autour de mes biens, afin que tu en écartes, éloignes urnes les maladies visibles et invisibles, la stérilité, istation, les calamités et les intempéries; afin que tu grandir et prospérer mes fruits, mes grains, mes et mes arbres; afin que tu accordes la vigueur à mes », à mes troupeaux et que tu donnes santé et prospéla maison, à moi, à mes gens. Daigne agréer ces trois )S à la elle, mametc. »^. Rien évidemment de plus utiet de moins mystique qu'un tel culte.

lace me manque pour parler du sacerdoce, des fétes^ imonial sacré, des pontifes, des augures, etc.; mais tout }t extrêmement connu. Nul non plus n'ignore que, i la fin de l'empire, les Romains crurent fermement à

uy. loc. cit, 350.

LE POLYTilÉISBfE GRÉCO-ROMAIN. 493

la magie, puisque le code ihéodosien fulmine encore contre les auteurs de maléfices, d'enchantements, d^invocations aux démons*. Les aruspices, les augures, les présages, les jours néfastes, etc., étaient même simplement le résultat de la croyance à la magie. On admettait l'influence des astres et Marc-Aurèle lui-même se faisait accompagner par un astrologue, rÉgyplien Arnuphis*, etc., etc. Dans leur ensemble, celte religion et ce culte, qui ne sortent pas de l'ordinaire banalité, font un médiocre honneur au peuple-roi.

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