‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 489 sur 555 · Ibid, Vil · texte numérisé non relu

Ibid, Vil

Mais cette métaphysique savante était beaucoup trop abstraite pour la foule, à qui il fallait des dieux concrets, animiques, visibles, anthropomorphiques. Sur la masse populaire les spéculations des philosophes n'avaient nulle prise; aussi celte masse en arriva-t-elle sans Irop de peine à répudier Tancien polythéisme, mais en le remplaçant par le Christianisme, qui, étant simplement un mélange, un composé de toutes les croyances religieuses de TAsie et môme de rÉgypte, convenait mieux à l'ensemble de peuples, divers de langue et de race, dont l'agrégation sans fusion constituait l'empire romain, monstre hybride et, pour une part, asiatique. Au point de vue de la mentalité religieuse, la plèbe bigarrée de l'empire romain devait sûrement avoir plus d'une analogie avec les Aryens barbares, qui, pour la plupart, adoptèrent aussi, sans trop de peine, la religion du Christ.

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