‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 505 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

514 L'ÉYOLUnON RELIGIEUSE.

parjures, des assassins, des adultè^es^ Les voleurs ont la poitrine pleine de serpents venimeux. Des corbeaui arrachent les yeux des calomniateurs. Les impies ont les mains clouées sur des pierres brùlantesV Quand le sens moral se fut un peu développé, on finit par envoyer à Dieu (sans doute au Dieu des chrétiens) les ombres de ceux qui avaient été assassinés sans procès*.

La sublimité fait complètement défaut à ces imaginations des vieux Germains au sujet de la vie future et toute la mythologie germaine est de même ordre. La terre es! un disque que l'océan environne; elle est ceinte d'un rempart, au delà duquel habitent des géants. Tout l'univers a été construit avec les morceaux du corps d'un géant, d'Yiner. La mer fut faite de son sang; les montagnes avec ses os; les arbres avec ses cheveux, le ciel avec son crâne; les nuages avec sa cervelle*. Le vent est produit par le battement des ailes d'un autre géant. Les géants sont extrêmement audacieux; ils envahiraient la demeure des Ases, des dieux, s'ils parvenaient à franchir le pont des Ases, c'est-à-dire l'arc-en-cieP. Un cheval merveilleux traîne la nuit, qui est sans doute une tenture, d'Orient en Occident, et il Tétend sur les dieux; l'écume tombant du mors de ce coursier, c'est la rosée*. Dn dieu, appelé Lune, conduit l'astre de ce nom. Le Soleil voyage sur un char trainé par deux chevaux'.

Les dieux résident dans le ciel. Le plus ancien et le plus puissant des dieux, c'est Odin (Odhinriy Wodan). Assis sur un trône dans le Yalhall, où il habite une grande maison cou-

i. Les Eddas (Voyage de Gylfé), 3-87, et Prédiction de Wola la savante,

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