Ibid
. Ibid. 45. — Tylor. Civil, prim. I, 345. 10. Ibid. 40.
les Yalkyries savent qui succombera et disposent tout pour la victoire. Elles sont les messagères d'Odin, qui seul dirijje le mal à son gré^
Au personnel féminin du ciel Scandinave il faut en outre ajouter les N ornes ^ sorte de Parques dispensant à leur gré aux hommes le bonheur ou l'infortune*. — Les Elfes sont des génies, mais fort dissemblables entre eux : les Elfes lumineux sont beaux comme le soleil ; les Elfes ténébreux sont plus noirs que la poix*.
Il me reste encore à mentionner, parmi les conceptions mythiques des Scandinaves, larbre Ygdrasil, dont les rameaux s'étalent sur tout Tunivers et dominent le ciel même; cet arbre a trois profondes racines, dont Tune va vers les Ases ; une autre plonge vers le puits de Minner^ où sont cachées la raison et la sagesse*. On a beaucoup déraisonné, en cherchant un sens symbolique et même profond à cet arbre merveilleux, que je me bornerai à signaler.
Les Eddas prédisent pour l'avenir du monde des événements terribles. Il faut savoir à ce sujet que deux loups poursuivent continuellement, T un la lune, l'autre le soleil; un beau jour, ils atteindront ces astres ; alors le loup Fenris avalera tout simplement le soleil; les étoiles tomberont du firmament; la terre tremblera ; les montagnes s'écrouleront, etc.*. Ce sera « le Crépuscule des Dieux » ; mais, après un terrible bouleversement, tout rentrera dans l'ordre, et les hommes seront à jamais affranchis de toutes les misères de l'existence. Cette fin du monde et cette résurrection rappellent fort l'un des mythes principaux de la religion des anciens