‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 508 sur 555 · ibid · texte numérisé non relu

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Perses, du Mazdéisme. Nous aurons à nous demander si celte ressemblance est fortuite*.

Dans toutes ces imaginations puériles ou barbares, il est bien difficile de Irouver un sujet d'admiration; si du moins Ton n'a point le facile enthousiasme de certains mythologues.

Pour ce qui touche à la magie, à la sorcellerie, la Germanie ancienne ne se distingue pas non plus des autres populations primitives. Les Germains croyaient aux présages. C'était, par exemple, pourun homme armé, un bon signe que d'être suivi par un corbeau, ou de rencontrer deux hommes se battant entre eux. Signe favorable encore, quand on entendait hurler le loup dans les branches du frêne ou quand des loups marchaient devant le guerrier armé*. Voyait-on des aigles en songe, cela signifiait qu'on rencontrerait des bœufs'. Quand un cheval bronchait, cela présageait un grand danger, etc., etc.*.

Ce qui caractérise surtout la magie germanique, et cela lui est commun avec celle des Finnois, c'est la toute-puissance attribuée aux runes. Les runes ressuscitent un pendu, inspirent de l'amour aux jeunes filles, amortissent le tranchant du glaive, calment les vagues, facilitent les accouchements, guérissent les blessures, séduisent les juges, donnent même de resprit"^, etc. Finnois et Germains ont évidemment déteint les uns sur les autres. Tacite nous apprend aussi que les Germains consultaient les sorts^ au moyen de petites branches marquées*. Le même écrivain nous donne quelques renseignements sur le culte germanique. Les Germains avaient des bois sacrés, comme en ont encore les Finnois;

1. Tiele. Loc. cil. 277. — Eddas {Prédiction de Wola la savante ), 115, et (Poime de Yafthriidner), 155.

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