E. llacckel. Leifres d'un voyageur dans l'Inde
permet de présumer le sort réservé au double du mort dans la vie future*.
Auparavant, au moment de Tagonie, on a pris ta précaution de placer, près du lit funèbre, un chien, que Ton a obligé à regarder le mourant; car le regard d'un chien met en fuite les démons, les dévas^.
Une fois nettoyés par les oiseaux nécrophages, les ossements sont recueillis et jetés dans un puits creusé à cet effet'.
Sur le sort, qui attend le double après la mort, VAvesta nous donne des renseignements très précis. D'abord l'esprit, qui a de la peine à quitter son ancienne demeure, reste trois jours près de la tête du cadavre; puis il gagne le pont Tchinvaty étroit passage menant au séjour des ombres. Dans Fautre monde, l'esprit, l'âme pure, rencontre sur sa roule quelque chose d'analogue au karma des bouddhistes, c*est-à-dire le résultat personnifié de toutes ses bonnes actions, pensées et paroles; ce résultat est incarné sous la forme d'une belle jeune fille de quinze ans « au visage brillant, à la forte poitrine », qui dit à l'ombre : « Je suis ta bonne pensée, ta bonne parole, la bonne action, ta bonne loi, la propre loi de ton corps* ». Le méchant rencontre aussi son karma y mais incarné sous une hideuse forme féminine 1
Ensuite l'ombre comparait devant le redoutable tribunal de Mithra assisté de deux autres dieux, Rasnan et Çraosa. Devant ce tribunal sont pesées les actions de chacun ; après condamnation, les méchants tombent en enfer, où ils sont tourmentés par des démons* et où Ahriman les fait nourrir de poisons,