‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 519 sur 555 · Tiele. Loc, cit · texte numérisé non relu

Tiele. Loc, cit

2. Avêêta. (Traduction Uarley). — Vendidad, Fargard Vf, 92, 97. 5. Vendidad, Fai'gard 1.

». Vendidad, l\\, 127, 151-136.

La terre est considérée comme un élre sentant, qui s'afflige quand on enterre dans son sein des cliiens et des hommes morts*. Pour éviter ce malheur, on livre les cadavres aux dénis et aux becs des animaux carnassiers ; mais cet abandon se fait suivant certains rites et dans des lieux consacrés à cet usage, dans les Dakmas. Les Dakmas les plus connus sont c les Tours du silence » de Bombay, où les Parsis contemporains déposent encore les cadavres des leurs. Sur la crête rocheuse, dite de Malabar-hill, d'où Ton domine tout le panorama de Bombay, s'élèvent six t tours du silence », édifices cylindriques, ayant 30-40 pieds de diamètre et autant de hauteur. L'intérieur des tours est divisé en trois zones concentriques, subdivisées par des rayons en loculi, recevant chacun un corps. La zone intérieure est destinée aux enfants, la zone extérieure aux hommes, la zone intermédiaire aux femmes. En outre chaque dakma est traversé par deux chemins se coupant au centre à angle droit. La porte d'entrée est située à l'extrémité du chemin qui aboutit au côté oriental. Le cadavre est amené aux dakmas par la famille et des porteurs dont les mains sont couvertes d'un sac, pour les préserver de la souillure du contact; il est reçu par des gardiens vêtus de blanc. Des prêtres accompagnent les gardiens, en psalmodiant des chants funèbres. Sur les paL miers du voisinage sont perchées des bandes de vautours énormes, qui, aussitôt que le cadavre est abandonné, le dépècent en quelques instants, aidés qu'ils sont par des nuées de corbeaux*. Se tenant à quelque distance, les amis du mort assistent à la scène, désireux surtout de savoir quel œil sera arraché le premier; car cette circonstance

i. Vendidad,\\h21.

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