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T^. Ibifi. 59-61.
100 chevaux, 1000 bœufs, 10000 têtes de petit bétail. Le Zoroastrisme supprima ces pieux massacres^ et les remplaça par des offrandes de pains, de viandes, de fleurs, de fruits, de branches de haâma, de parfums, de vêtements pour les prêtres. Le sacrifice du haôma^ calqué sur celui du soma védique, fut la principale cérémonie. On y offrait le jus fermenté de la plante divine, destiné à nourrir et à ranimer les dieux*.
Chaque moment, chaque acte du jour correspondait pour les Mazdéens à quelque pratique pieuse ou était soumis à quelque règlement religieux. H était prescrit de commencer et de finir la journée par une prière, etc., etc. La chair des animaux maudits, créés par Ahriman, devait être rigouœusement bannie de l'alimentation', etc.
Des purifications variées correspondaient à toutes les fautes, depuis les simples ablutions d'eau pure jusqu'à celles faites avec de l'urine de bœuf et à la grande purification des neuf nuits, qui devait s'accomplir dans un lieu écarté, clos de murs*. Avec la décadence de la foi, sous les Sassanides et avant eux, les péchés furent mis en compte réglé et se rachetèrent à beaux deniers comptants : on trafiqua des indulgences^. Il semblé bien que le péché, la souillure, fussent, dans l'esprit des dévots mazdéens, conçus comme étant des êtres, des démons. En effet, dans certaines cérémonies de purification, le prêtre aspergeait successivement toutes les parties du corps, de la tête aux pieds, avec de l'eau sainte, très analogue à l'eau bénite des chrétiens. Pourchassé par le liquide purifiant, le démon de la souillure (la Druje, le Naçous) reculait de proche en proche et enfin se décidait à
i. Hariez. Loc. cit. 60.