‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 541 sur 555 · Ferrière. le$ Apôtreê · texte numérisé non relu

Ferrière. le$ Apôtreê

zodiaque d'Occident. La vierge zodiacale des Perses tenait dans ses bras un enfant nouveau-né, emblème du dieu-soleil, et Ton célébrait la naissance de celle divinité au solstice d'hiver, c'est-à-dire à une date à peu près correspondante à celle de Noël, fêle de la Nativité du Christ*.

Mais c'est surtout par le mythe et le culte du dieu mazdéen Mithra, divinité solaire, fort adorée durant la décadence romaine, que le Christianisme s'identifia avec la religion des Perses. Milhra naissait, comme le Christ, au solstice d'hiver, mourait comme lui, avait son sépulcre, sa pompe funéraire, analogue à celle du Vendredi Saint. Si, dans la mylhologie persane, Milhra est lié au signe du Taureau et non à crlui de l'Agneau, c'est que, 2000 ans avant Jésus-Chi ist, le soleil passait à l'ëquinoxe dans le signe du Taureau el non dans celui de l'Agneau ou du Bélier*. Enfin, au dire des anciens apologistes du Christianisme, la religion mithriaque avait ses sacrements, son baptême, sa pénitence, son eucharistie, sa consécration par des paroles mystiques', etc.

Il est manifestement impossible de dédaigner toutes ces preuves, loutes ces frappantes analogies, et de ne pas voir dans les principaux mythes chréliens un reflet des mythes, surtout des mythes solaires, de l'Egypte, de la Phénicie, du monde gréco-romain, du Mazdéisme. Non pas que les chrétiens, même les premiers chrétiens, aient eu conscience de ces origines astronomiques; ils les ont certainement ignorées, comme les ignore encore la masse des catholiques; mais, à leur insu, leur religion s'est modelée sur ces anciens mythes, qui trouvaient créance autour d'eux.

L'existence réelle de Jésus-Christ n'est pas non plus incon-

i. Dupuis. Loc, d7. 270.

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