‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 540 sur 555 · Matthieu, IV, 1, 2. 8, 9, il · texte numérisé non relu

Matthieu, IV, 1, 2. 8, 9, il

agent de rincarnalion, correspond mieux que le Fils au « Verbe qui s'est fait chair », et il n'esl pas moins consubstanliel au Père. Le Jugement dernier et la Résurreclion sont empruntés, presque sans changement, à la religion de Zoroastre. Ce dernier est, d'ailleurs, comme Jésus, uu prophète, un messie, une émanation d'Ormuzd. L'avènement du Fils de l'homme, selon TÉvangile, est visiblement calqué sur la victoire finale qu'Ormuzd remportera sur Ahriman, sur l'embrasement de l'univers, accompagnant la résurrection des morts et le Jugement dernier. L'Évangile nous dit en effet qu'en ce jour redoutable le soleil sera obscurci, la lune éteinte; que les étoiles tomberont du ciel; que des anges, au son de trompettes éclatantes, rassembleront les élus'; que le Fils de l'homme séparera les brebis des boucs et enverra les derniers au feu élernel, préparé par le diable et ses anges*. L'idée des anges bons et mauvais est aussi une conception absolument mazdéenne. Les anges chrétiens sont simplement les Fravachis ou Férouers des Persans, les doubles des hommes. Les Actes des apôtres admettent même que Pierre possède un double semblable à lui'. Les archanges correspondent cxaclement aux Amchapands du Mazdéisme. L'armée de Jéhovah compta sept archanges, parce que sept Amchapands commandaient l'urméc céleste du Mazdéisme*. La seule différence notable est que, dans la religion de Zoroastre, la punition des réprouvés est seulement temporaire. L'horrible invention de tourments sans fin, d'une vengeance qui ne peut s'assouvir, semble appartenir au Chiistianisme.

Autres analogies, le zodiaque des Perses avait, parmi ses signes, une vierge céleste, conservée d'ailleurs dans potre

i. Matthieu, XXIV, 27-31.

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