E. Genisex, Ccurs de philatophie
ridée de rame, quand on nous la définit « une force douée de sensibilité, d'intelligence et d'activilé » \ ou bien Tétre connaissant, qui se sert à lui-même d*objet de connaissance? »V
Pourtant la tendance animique, léguée par nos ancêtres, est si forte et si tenace, que ces inintelligibles formules peuvent inspirer une sorte de fanatisme. Voici ce qu'écrit à propos des athées l'auteur de la première des impalpables définitions, que je viens de ci 1er : « L'athéisme n'est pas seulement une profonde immoralité, c'est une monstrueuse niaiserie et Ton ne saurait trop prendre en pitié et dégoût ceux qui donnent de pareilles doctrines, comme le suprême effort de la raison humaine.... La plupart des alhées sont de rigoureux logiciens; ils mettent leur conduite à l'unisson de leurs principes; ils sont la peste des États; comme ils ne reconnaissent ni droit, ni justice, ni loi, ils se servent de tout indifféremment pour arriver aux fins de leur cupidité; la foi des serments, la pudeur publique, la fidélité aux principes, ils se jouent de tout cela et les exemples qu'ils donnent se répandent autour d'eux comme une véritable contagion; tout se dénature sous leur perverse influence. »' Le portrait est effroyable et, pour y ressembler, il suffit de ne pas adorer la raison universelle des choses, etc., etc. Logiquement, il ne reste plus qu'à exterminer au plus vite « cette peste des États » ; l'auteur de ces tirades indignées n'ose pas le dire; il est sûr qu'il l'a pensé.
Quand une doctrine en est réduite à des formules et à des fureurs également vaines, elle est bien près de mourir; et la minorité, qui, ayant divorcé avec les religions dites positives, a cherché un dernier refuge dans le château de cartes des