Delegorgue. \oy. dam l'Afrique Auêlrale, I
rimpiété des Cafres. — Pourtant, malgré le développement relatif de sa raison, la masse des nègres bantous n'a p" "'^ défendre des illusions primitives au sujet des ombres, spectres et surtout de la sorcellerie ; quelquefois même, rarement, elle est allée jusqu'à imaginer quelques m; anthropomorphiques. Si je me hasardais à prétendre qu conceptions si grossières, dont nous connaissons la g( fort simple, dénotent de hautes facultés, glorieux apanaj Tesprit humain, sûrement on me rirait au nez. Ce sont demment des rêves d'enfants, qui déçoivent aisément la r; primitive, parce que cette raison est débile encore.
Mais au moins ces illusions, religieuses si l'on y t sont-elles de quelque secours aux pauvres populations n'ont pas su les éviter? Si le faux était manifestement i on pourrait encore le traiter avec quelque indulgence. Qi nous n'a, cent fois, entendu des Européens et surtout Européennes gémir discrètement sur la perte de leurs sions métaphysiques ou religieuses? Mais en considérant c des Cafres, nous sommes bien obligés de conclure (] gagneraient à se dépouiller des leurs. Leur magie gros ne leur procure pas la pluie, dont ils se préocupent si f ment, mais elle paralyse leur industrie et les empêch pourvoir à l'irrigation de leurs champs par des barrag des réservoirs ; de plus elle les livre, proie facile à expie à une nuée de sorciers, qui trop souvent sont des frij Enfin, résultat plus grave, là où ils sont parvenus à const des groupes ethniques de quelque importance, la croyai une certaine survivance après la mort pousse les Cafi pratiquer des sacrifices humains qui, à la mort de leurs prennent la proportion d'hécatombes. C'est que, comn proclame bien haut toute l'histoire du genre humain erreurs générales enfantent trop souvent des horreur l'assertion est vraie surtout dans le domaine mythologiq