I. — DISTRIBUTION DES RACES NOIRES EN AFRIQUE
Les populations nègres ou négroïdes du continent africain sont bien loin d'être homogènes. Les Cafres, dont j'ai parlé dans le précédent chapitre, se relient à la race éthiopienne, dont les colonies occupent encore une grande partie de l'Afrique orientale. D'autre part, dans la vaste zone vague-
ment désignée sous le nom de Soudan, et qui occupe environ quinze degrés au nord de TÉquateur, la masse des nègr'*^ f^f* race inférieure a été, en maint endroit, subjuguée ps immigrants éthiopiens, berbères, même arabes ; elle naturellement croisée avec les envahisseurs etil en est r^ une population mélangée à des degrés très divers et depuis la Côte d'Or jusqu'au lac Tchad et même au de passé de l'état tout à Tait sauvage à Tétat barbare. Ds chapitre prochain, j'étudierai l'état religieux de cette ] lalion métissée. Actuellement, je ne veux m'occuper qu nègres les moins développés, des tribus sauvages, mj surtout au Gabon, mais qui s'échelonnent pourtant danî et surtout le sudest jusqu'au littoral zanzibarien. A l'c ces tribus forment encore une masse compacte ; mais, la région orientale, elles vivent souvent côte à côte ave tribus de race éthiopienne.
n. — CROTAfïCES ANIMIQUES DES NÈGRES INFÉRIEURS
C'est surtout chez les nègres inférieurs que fleurit misme primitif. 11 n'y est du reste nullement réglem chacun s'illusionne à sa manière* ; mais le nègre, en géi est très enclin à vivifier tout ce qui l'élonnc, tout ce qu comprend pas. Au Gabon, une petite pendule, apporte du Chaillu, excitait non seulement l'admiration, mais i la frayeur. Pour les indigènes, cette pendule était ui animé, un puissant esprit veillant attentivement sur le geur*. Toujours à son gré, suivant sa fantaisie, le sauvage anime, vivifie de cette façon tel ou tel objet ina tel ou tel animal. On désigne ordinairement par U