s. Daker. L' Albert- Syanza
i. G. Schweinforth. Tfie heart of Afriea, I. 305.
Niam rasent sans pitié Tédifice compliqué de leur coiffure, qui en temps ordinaire est pour eux un motif tout particulier de joie et d'orgueil*.
De l'étude des coutumes funéraires en Afrique, il ressort un fait curieux, c'est que, là où existe l'iiabitude d'empiler des pierres sur la tombe, elle peut bien avoir pour but principal d'empêcher le défunt de sortir de sa fosse. Mungo-Park l'affirme nettement pour certaines tribus de l'intérieur', et il est permis de se demander si la coutume si répandue de l'inhumation n'a pas eu, en Afrique et dans bien d'autres contrées, ce désir pour cause.
L'habitude de déposer dans la tombe ou près d'elle quantité d'ustensiles, d'armes et d'ornements est très générale en Afrique, comme ailleurs. Elle a sûrement pour objet de pourvoir aux besoins supposés de l'ombre du défunt et elle est, en soi, inoffensive. On n'en saurait dire autant des sacrifices funéraires attestant tout aussi clairement mais plus cruellement la croyance à une survie après la mort et fort communs chez les nègres intertropicaux. Dans nombre de tribus, il ne semble pas séant qu'un mort de quelque importance parte seul pour l'autre monde. Dans la vie future, les femmes, les enfants, les esclaves se tirent d'affaire comme ils peuvent; mais un homme libre, un père de famille, surtout un chef de clan ou de tribu ne le sauraient. Deux ou trois femmes, à tout le moins, doivent ôlre sacrifiées, pour que leurs ombres accompagnent celle de leur mari'; mais souvent on y ajoute quelques esclaves. Ces viclimes funèraii'es sont souvent immolées d'abord, mais quelquefois on préfère les enterrer toutes vivantes. Autrefois, au Congo, une douzaine de jeunes filles sautaient avec empressement dans la tombe du roi et étaient
i. Schweinfurl. The heart of Africa, II, 34. 2. H. Spencer Sociologie, 230.