Ibid
G. Ibid. 147.
DansTAfrique orientale, le mode d'inhumation est variable. Certaines tribus abandonnent entièrement aux vautours et aux hyènes les cadavres de ceux des leurs, qui sont tombés en combattant. Les autres sont inhumés près de la porte de leurs cases et à une très faible profondeur. Pendant plusieurs semaines, on exécute en leur honneur des danses funèbres ; puis, quand le cadavre est décomposé, on Texhume ; ses os nettoyés sont mis dans un pot en terre et transportés dans le cimetière de la localité, où ils sont abandonnés et même parfois souillés d'ordure, sûrement parce que Ton ne garde plus alors des défunts qu'un très pâle souvenir*. Chez les Bongos, on a, comme en divers pays, le souci d'éviter au cadavre, qu'on ne peut croire absolument privé de sentiment, la pression de la terre; aussi immédiatement après la mort, le corps est lié dans une position accroupie, pour qu'il occupe moins déplace; puis il est recouvert d'une sorte de sac en peau; enfin, on le descend dans une cavité en forme de puils creuse pour le recevoir ; cependant on a bien soin de le placer, non pas au fond du puits funéraire, mais dans une niche latéralement excavée; cette précaution prise, on comble la fosse, sur laquelle on élève une pile de pierres, soutenue par des pieux et supportant une cruche en teriv, ordinairement celle dont le défunt avait l'habitude de se servir durant sa vie*.
Les Kiam-Niam commencent par orner le cadavre comme pour une fête, par le badigeonner de rouge ; puis ils l'inhument soit en l'asseyant sur un banc, soit après l'avoir placé dans un tronc d'arbre creux faisant office de cercueil; toujours ils observent une orientation rituelle : le cadavre d'un homme doit regarder l'orient; celui d'une femme, l'occident. Enfin, pour bien marquer l'acuité de leur douleur, lesNiam-