LÀ CONSCIENCE NE SAISIT-ELLE QUE DES RELATIONS
Il est donc impossible d'accepter cet intellectualisme qui résout les sensations en pensées, cette logique abstraite mise à la place du sentiment d!e la réalité, cette sorte de néo-pytha-
Sorisme ou de néo-platonisme qui se retrouve jusque dans des octrines à tendance matérialiste, et qui compose les sensations avec des limites, des intervalles, des relations sans aucun contenu.
Non seulement la conscience ne saisit pas seulement des relations, mais nous ne connaissons d'autres termes réels que ceux gui sont saisis par la conscience. Les réalités extérieures, les forces extérieures, en effet, nous échappent et ne sont connues que par leur effet dans notre conscience. Si donc nous avons une prise quelconque sur le réel et sur la force réelle, c'est dans 1 état d!e conscience, c'est dans la sensation ou l'action que nous les saisissons sur le fait ; toute autre force est une simple relation quantitative établie entre des termes qui, en soi, se dérobent à nous et ne peuvent être conçus que par analogie avec les actions ou passions de notre conscience.