‹ L'évolutionnisme des idées-forces (volume 2)Chapitre 55 sur 87 · CORRÉLATION DES FORGES MENTALES · texte numérisé non relu

CORRÉLATION DES FORGES MENTALES

^ire pour qu'un souvenir soit éveillé par l'idée précédente, ta sait que les psycho-physiciens ont institué des expériences Tir ce sujet : une sensation, par exemple un mot entendu, yeille par association un souvenir ; le temps de la sensation st connu, ainsi que le temps de son aperception ; on n'a lus qu'à retrancher ce temps de celui qui a été nécesaîre pour l'entrée du souvenir dans le champ de la conscience ; la vitesse des images de souvenir successives dans lescjuelles se renouvelle une série d'irritations sensorielles déjà c^onnues. C'est encore un des problèmes que Galton, Wundt, "Vierordt, etc., ont étudiés. La «netteté » du souvenir est d'ordre c^ualitatif ; cependant, on comprend qu'elle tient à la netteté xinênie de la sensation reproduite ; on peut mesurer la netteté de vision réelle, non celle de la vision imaginaire, mais celle-ci 'en est pas moins au fond mesurable et de même nature que l'autre. La « complexité », question de nombre, est aussi en ^Ile-même une question de mesure. On a essayé de déterxxiiner à combien d'objets on peut penser à la fois, quelle est la complexité d'un rythme que la mémoire peut se rappeler immédiatement, etc. V éloignement dans le passé ou localisation du souvenir est analogue aux appréciations de distance à vue d'œil: on peut instituer encore des expériences sur ce sujet. Le <c sentiment de l'identité personnelle » n'est pas une question de mesure : il y a pourtant des phénomènes morbides bien connus qui y sont relatifs et qui sont soumis à des lois mécaniques. Enfin la a conscience d'avoir déjà conçu l'idée en question», la reconnaissance n'est pas non plus pour nous une question de mesure, mais elle n'en doit pas moins avoir ses conditions physiques; pour une science supérieure à la nôtre, ces conditions seraient calculables par une détermination d'intensités relatives entre tous les éléments de la cœnesthésie tendant au souvenir, et par une composition de forces corrélative entre les tensions cérébrales. Donc, en définitive, le souvenir enferme une multitude d'éléments quantitatifs et qui seraient déterminables dynamiquement pour une science assez parfaite : nous ne voyons là aucune place à la « contingence » ; tout est déterminé, mais non, assurément, par des formules aussi élémentaires que celle qui consiste à dire S = F (Q).

Page 1