NOTION GÉNÉRALE DE LA DOCTRINE DES IDÉES-FORGES
On est porté de nos jours à étudier l'évolution sans y introduire aucun facteur de Tordre mental : les faits psychiques, sentiments, pensées, désirs , n'apparaissent que comme des « résultats collatéraux » sans influence propre, des phénomènes surajoutés et superficiels, incapables de contribuer en rien au cours des choses. Telle est la conception à laquelle se sont arrêtés Bain, Maudsley, Huxley, Spencer lui-même dans sa grande construction philosophique. Si ce sont les vues d'ensemble, comme a dit un de nos écrivains , « qui distinguent les esprits supérieurs », ce sera sans doute l'honneur de Spencer de n'avoir poursuivi rien moins que l'esquisse et même le développement général de « la science unique ». Mais en fait, chez Spencer,